Affiche: Avis au séducteur
Avis au séducteur (le trop-nombreux « relou de service »)
On était dans la rue, la tête ailleurs ou speed, en train de discuter ou seules, joyeuses, fatiguées ou en colère, forcément disponibles selon toi (puisque « sans mec »). Cela t’a suffi pour dire ce que tu pensais de notre physique, nous conseiller de « sourire un peu » (pour mieux nous vendre?) etc. Il aurait fallu tout interrompre pour s’intéresser à ton cas. Quand on n’a pas répondu suffisamment poliment ou vite à ton goût tu t’es montré menaçant. Sale type!
Ce n’est pas parce que je suis seule que je t’attends. Tes fantasmes dégoulinants ne me regardent pas.
On se papouillait dans la rue et je t’ai senti te raidir, à distance. Macho, religieux, kéké ordinaire, tu nous as identifié comme deux garçons qui s’aiment: une remise en cause insupportable de tes schémas étriqués. Regards lourds, insultes, menaces, coups: tu aurais voulu nous faire rentrer dans tes cases. On s’embrassait avec une copine et t’as osé demander dans un rire gras si on avait besoin d’un mec… Sac-à-merde!
J’étais dans la rue à diffuser mes idées (distribuer des tracts, coller des affiches…). Il m’a fallu un petit temps pour comprendre que tu n’étais pas là pour discuter. L’envie d’en finir avec